Présentation SSA

 
La sécurité sanitaire des aliments (SSA) englobe toutes les mesures destinées à proposer des aliments aussi sûrs que possible.

Face à la mondialisation des échanges, à l’apparition de nouveaux modes de consommation et à la diversité de l’offre, une grande vigilance s’impose pour prévenir les risques dans le champ alimentaire.

Le Pôle Sécurité Sanitaire des Aliments du SIVAP est chargé du contrôle de la salubrité des denrées, depuis la première transformation (abattoirs, pêcheries, collecte du lait, etc.) jusqu’à l’assiette du consommateur.

Pour cela, il :


 

  • assure  l’inspection vétérinaire ante mortem des animaux et post mortem des viandes en abattoir * et le contrôle des conditions générales d’hygiène tout au long de la chaîne d’abattage.
L’inspection ante-mortem repose sur le contrôle visuel d’un lot d’animaux pour déceler la présence d’un animal malade avant son abattage.
L’inspection post-mortem, de chaque carcasse et de ses abats, conduit à estampiller la carcasse lorsqu’elle peut entrer dans le circuit de commercialisation ou à la consigner, en partie ou totalement, dans le cas contraire. Cette consigne pourra donner lieu soit à une libération, soit à une saisie prononcée par le vétérinaire.
Parallèlement à l’inspection des carcasses, les conditions de fonctionnement de l’abattoir sont contrôlées pour veiller aux bonnes pratiques d'hygiène.

Une inspection se décompose en une inspection physique et une inspection documentaire. L’inspection physique consiste en une visite complète d’un établissement pour y vérifier les locaux, les matériels, les opérateurs, les denrées transformées et la méthodologie employée. L’inspection documentaire consiste à vérifier que le professionnel a mis en place un plan de maîtrise sanitaire (PMS), qu’il vérifie son efficacité et que ce PMS lui permet d’atteindre ses objectifs de maîtrise des risques.
Le PMS décrit les bonnes pratiques d’hygiène, des procédures fondées sur l’HACCP et des procédures de traçabilité et de gestion des non-conformités.

Les TIAC font partie des maladies à déclaration obligatoire. Elles  sont fréquentes et parfois graves et représentent un véritable problème de santé publique. Une fois suspectée, la TIAC conduit à une enquête conjointe DAVAR-DASS, qui met en alerte l’ensemble des partenaires, dont les laboratoires. La rapidité d’action est indispensable pour faire aboutir l’enquête. Une alerte est déclenchée lorsqu’une denrée alimentaire est identifiée comme dangereuse pour la santé humaine. L’origine peut être la présence d’un micro-organisme pathogène, d’un corps étranger ou d’un contaminant chimique. Ce dispositif d’urgence vise à retirer de la consommation le produit incriminé.

  • met en œuvre des plans de surveillance * pour mesurer le niveau de contamination des denrées alimentaires ;
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Chaque année, la DAVAR met en œuvre des contrôles et surveillances spécifiques en vue de la détection de symptômes, ainsi que des prélèvements d’échantillons en vue de la réalisation d’analyses de laboratoire permettant une évaluation de la contamination par des agents chimiques ou biologiques des denrées animales et d’origine animale.


  • assure la certification vétérinaire à l'exportation * des denrées alimentaires.
La Nouvelle-Calédonie exporte régulièrement, à des fins commerciales, des denrées alimentaires. Or pour voyager, une denrée alimentaire d’origine animale (DAOA) doit être certifiée sur le plan sanitaire. C’est le pays importateur qui fixe les conditions sanitaires, à partir desquelles, il autorise l’entrée d’une DAOA, sur son territoire. Ces conditions sont en lien avec son statut sanitaire (présence ou non de maladies animales) et visent à le protéger de toute introduction de maladie animale.
La certification consiste donc à vérifier que les conditions sanitaires d’importation des denrées sont bien respectées et à rédiger un certificat sanitaire d’exportation qui l’atteste.