Le programme PROTEGE bien engagé

11 mai 2021

Ressource en eau

Le 3e comité de coordination territorial de PROTEGE s’est déroulé le 30 avril sous la présidence de Thierry Santa, président du 16e gouvernement.

Le 3e comité de coordination territorial de PROTEGE s’est déroulé le 30 avril sous la présidence de Thierry Santa, président du 16e gouvernement.

Le Projet Régional Océanien des Territoires pour la Gestion durable des Écosystèmes (PROTEGE) a été mis à l’honneur lors de la Journée de l’Europe relayée le 10 mai en Nouvelle-Calédonie. Une semaine auparavant, le troisième comité de coordination territorial a permis de constater la bonne mise en œuvre du programme financé par l’Union européenne.

Le projet de coopération régionale PROTEGE bénéficie à la Nouvelle-Calédonie, à la Polynésie française, à Wallis-et-Futuna et à Pitcairn sur la période 2018-2022. Son objectif ? Renforcer la résilience et la durabilité des économies des quatre pays et territoires d’outre-mer du Pacifique associés à l’Union européenne face au changement climatique, en s’appuyant sur la biodiversité et les ressources naturelles renouvelables. Le plan de mise en œuvre de PROTEGE,  élaboré en concertation avec les autorités locales, porte sur quatre thèmes : l’agriculture et la foresterie, la pêche côtière et l’aquaculture, l’eau et enfin les espèces envahissantes.

Croissance verte et bleue

« Ce programme œuvre tant pour la préservation que pour la valorisation de notre biodiversité : nous les considérons unanimement comme des piliers de la richesse de la Nouvelle-Calédonie », a déclaré Thierry Santa, président du 16e gouvernement, ordonnateur territorial et régional du projet. « Vous êtes la cheville ouvrière, proche de nos populations, dans les quatre thématiques essentielles qui visent à renforcer notre croissance verte et bleue », a-t-il ajouté à l’attention des partenaires réunis pour le troisième comité de coordination territorial (lire l’encadré).  

Des actions en pleine progression

En Nouvelle-Calédonie, les activités engagées sur le terrain ont déjà permis d’organiser un réseau de fermes de démonstration en agroécologie sur l’ensemble du territoire, de lancer une étude sur l’évaluation des stocks d’holothuries (bêches de mer) ou encore de financer des projets de restauration des bassins versants à Houaïlou, Touho et Dumbéa. Financé dans le cadre de PROTEGE, le premier baromètre eau-santé, piloté par la direction des Affaires sanitaires et sociales, a également été publié. Dans le domaine de la lutte contre les espèces exotiques envahissantes comme le cerf, des associations ont pu suivre des formations aux méthodes de gestion de chasse et de piégeage participatifs. Plus de 90 personnes ont été formées, réparties dans 11 tribus, tandis que des pièges-cages ont été fabriqués et seront distribués (150 sur la Grande-Terre et 20 à Lifou). L’ensemble des actions menées en Nouvelle-Calédonie et dans les autres collectivités est valorisé sur le site Internet de PROTEGE, ainsi que sur l’application mobile dédiée.

Malgré ces bonnes avancées, une demande de prolongation du projet a été actée lors du comité de coordination territorial pour pallier notamment les retards liés à la crise sanitaire du Covid-19. Cette demande sera présentée aux membres du comité de pilotage régional PROTEGE courant mai.

 

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Les acteurs de PROTEGE ont fait le point sur le plan de mise en œuvre du programme.

 

Les acteurs de PROTEGE

La mise en œuvre du programme est assurée au niveau régional par la Communauté du Pacifique (CPS) et le Programme régional océanien de l’environnement (PROE). Localement, des « chefs de file » et leurs animateurs sont chargés d’animer et de coordonner la mise en œuvre des actions dans chacune des thématiques en lien avec l’équipe PROTEGE de la CPS. Ainsi, la Chambre d’agriculture de Nouvelle-Calédonie a été désignée pour le thème Agriculture et foresterie, et l’Adecal Technopole pour la pêche côtière et l’aquaculture. La direction des Affaires vétérinaires, alimentaires et rurales est en charge du thème de l’eau et le Conservatoire d’espaces naturels, des espèces envahissantes. Ce projet de coopération régionale est aussi mené en étroite collaboration avec l’État, le gouvernement, les trois provinces, l’Office français de la biodiversité et l’Agence rurale.