Influenza aviaire : après l’Australie, un premier cas de H5N1 détecté en Nouvelle-Zélande, 17 juillet 2026
17 juillet 2026
Les autorités néo-zélandaises ont annoncé le 15 juillet 2026 la première détection du virus de l'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) H5N1 sur leur territoire.
Un labbe brun (Stercorarius antarcticus), oiseau marin pélagique, a été découvert le 10 juillet par un promeneur sur la plage de Petone, près de Wellington. L'animal, qui ne présentait pas de signes cliniques évidents mais se laissait approcher de façon inhabituelle, a été confié au zoo de Wellington puis testé positif au virus H5N1 (clade 2.3.4.4b), la souche actuellement en circulation dans le monde.
Labbe brun (NZ/Australie)
Le ministre néo-zélandais de la Biosécurité, Andrew Hoggard, a précisé qu'il s'agit d'une détection isolée sur un unique oiseau marin côtier, sans signe de mortalité massive dans la faune sauvage, sans indice de transmission entre oiseaux sauvages et sans aucune détection en élevage avicole à ce stade. Des vérifications complémentaires menées sur la plage de Petone les jours suivants n'ont révélé aucun autre cas suspect.
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Cette découverte confirme la progression du virus dans le Pacifique Sud, quelques semaines après son arrivée en Australie continentale. Les autorités sanitaires australiennes font désormais état de 15 détections confirmées ou présumées positives de H5N1 chez des oiseaux sauvages migrateurs (8 en Australie-Occidentale, 5 en Australie-Méridionale et 2 en Nouvelle-Galles du Sud), la plus récente concernant un pétrel retrouvé sur la plage de Lancelin, au nord de Perth.
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Pétrel géant (Australie)
Une vigilance renforcée,
Les labbes et les pétrels géants sont des espèces marines identifiées comme des vecteurs plausibles de diffusion du virus depuis l'océan Austral. Leur mode de vie pélagique en fait des sentinelles précoces, mais aussi des vecteurs difficiles à contrôler puisqu'ils suivent des routes de migration très étendues dans le Pacifique Sud.
La DAVAR/SIVAP suit avec attention l'évolution de la situation sanitaire dans la région, en lien avec les autorités australiennes, néo-zélandaises et les organisations internationales compétentes (OMSA, FAO). Les mesures de biosécurité aux frontières de la Nouvelle-Calédonie prennent déjà en compte ce risque et ont été renforcées du fait de la proximité géographique de ces foyers. Comme le rappelait notre actualité du 6 juillet 2026 sur la situation en Australie, le principal risque pour le territoire reste la migration d'oiseaux sauvages porteurs du virus, un phénomène naturel difficile à maîtriser.
Sterne royale (non migratoire Australie)
Ce qu’il faut retenir
- Le risque pour la santé humaine reste faible : le virus touche rarement l'homme, sauf en cas de contact direct, prolongé et rapproché avec un grand nombre d'oiseaux malades.
- Aucun élevage avicole n'est concerné ni en Nouvelle-Zélande ni en Australie à ce jour.
- La consommation d'œufs et de viande de volaille correctement cuits ne présente pas de risque particulier.
- Il ne faut jamais toucher ni manipuler un oiseau sauvage malade ou mort.
L'importance de signaler et de déclarer
La DAVAR invite les détenteurs de volailles et les professionnels de la filière avicole à maintenir une application rigoureuse des mesures de biosécurité, et à signaler sans délai toute mortalité anormale ou tout signe clinique évocateur à leur vétérinaire sanitaire ou à la DAVAR.
Que vous soyez éleveur professionnel ou particulier détenteur de volailles ou d'oiseaux d'ornement, la déclaration de votre cheptel auprès du SIVAP est obligatoire, via ce formulaire en ligne.
Plus d'informations sur la page Grippe aviaire de la DAVAR et sur les mises à jour quotidiennes de Biosecurity New Zealand et de l’Australie Bird flu (Avian influenza) - DAFF.
