Influenza aviaire : le virus H5N1 se rapproche encore de la Nouvelle-Calédonie avec un premier cas confirmé dans le Queensland
28 juillet 2026
H5N1 : premier cas confirmé dans le Queensland
Après un premier cas détecté en Nouvelle-Zélande le 15 juillet 2026 (voir notre actualité du 17 juillet 2026), la situation continue d'évoluer en Océanie. Le 25 juillet 2026, un pétrel retrouvé mort sur Moreton Island a été confirmé positif au virus de l'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) H5N1 : il s'agit du premier cas confirmé dans l'État du Queensland, sur la côte est de l'Australie — la façade la plus proche de la Nouvelle-Calédonie.
Une progression confirmée en Australie et en Nouvelle-Zélande
Au 26 juillet 2026, les autorités sanitaires australiennes (Department of Agriculture, Fisheries and Forestry, DAFF) font état de 20 détections confirmées ou présumées positives de H5N1 chez des oiseaux marins sauvages, contre 17 lors de notre précédente actualité. En Nouvelle-Zélande, le bilan communiqué par le Ministry for Primary Industries (MPI) reste stable à 2 cas confirmés depuis le 17 juillet 2026.
Un risque qui se rapproche géographiquement du territoire
Jusqu'à présent, l'essentiel des détections australiennes concernait la façade sud et ouest du pays (Australie-Occidentale, Australie-Méridionale, Nouvelle-Galles du Sud), à plusieurs milliers de kilomètres de la Nouvelle-Calédonie. Le cas confirmé dans le Queensland change cette donne : Moreton Island se situe à une latitude proche de celle de la Nouvelle-Calédonie, à environ 1 600 km de nos côtes, ce qui augmente significativement la probabilité qu'un oiseau marin migrateur porteur du virus les atteigne.
Carte des foyers confirmés en Océanie, janvier à 25 juillet 2026 — source : OFFLU (WOAH-FAO), données Empres-i et WAHIS
L'importance de signaler et de déclarer
Face à ce rapprochement du risque, la DAVAR rappelle qu'il est essentiel de déclarer sans délai au SIVAP tout cas de mortalité ou de comportement anormal observé sur des oiseaux, notamment les oiseaux sauvages tels que les oiseaux marins, d’eau douce ou les rapaces, sans jamais toucher ni manipuler ces oiseaux.
Vidéo sur la grippe aviaire
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Ce signalement, associé à des prélèvements réalisés dans de bonnes conditions de sécurité par les services compétents, est la clé d'une détection précoce en cas d'introduction du virus sur le territoire.
Que vous soyez éleveur professionnel ou particulier détenteur de volailles ou d'oiseaux d'ornement, la déclaration de votre cheptel auprès du SIVAP reste par ailleurs obligatoire.
SOYEZ VIGILANT !
Si vous trouvez un ou plusieurs oiseaux morts, faibles ou malades, appelez-le
92 48 07
Ce qu'il faut retenir
- Le risque pour la santé humaine reste faible : le virus touche rarement l'homme, sauf en cas de contact direct, prolongé et rapproché avec un grand nombre d'oiseaux malades.
- Aucun élevage avicole n'est concerné à ce jour, ni en Australie, ni en Nouvelle-Zélande, qui conservent leur statut indemne au sens de l'OMSA.
- Le cas du Queensland rapproche significativement le front de progression du virus de la Nouvelle-Calédonie (environ 1 600 km).
